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Les pesticides dans les eaux en France
Bilan IFEN juillet 2003
L a-mise en œuvre progressive des réseaux d'observation des pesticides dans les eaux continentales métropolitaines depuis une dizaine d'années se poursuit en 2001. Avec 5400 points d'observation des eaux continentales, dont 1600 appar­tenant à des réseaux nationaux de connaissance générale, le diagnostic s'affine même si les données recueillies sont encore trop hétérogènes et insuffisamment documentées pour en tirer une image représentative et précise de la nature de la contamination (en durée et en intensité).
Les pesticides sont présents sur la majorité des stations échan­tillonnées en 200!, plus souvent dans les eaux de surface (dans 73% des stations concernées, on a retrouvé au moins une fois une des substances actives recherchées) que dans les eaux souterraines (579$), dans des proportions teles que les milieux aquatiques peuvent être perturbés ou les seuils admissibles pour la production d'eau potable dépassés sans traitement spécifique des pesticides. La surveillance des captages d'alimentation en eau potable met en évidence des ressources bien protégées, utilisées préférentiellement pour la production d'eau en vue de la distribution publique. Ces ressources permettent d'alimenter sans traitement spécifique d'élimination de pesticides un grand nombre de réseaux d'eau potable.
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Néanmoins, près de la moitié du volume d'eau superficielle utilisé pour la production d'eau potable ne permet pas leur distribution sans mesure appropriée. Des interrogations scientifiques demeurent sur l'impact à long terme des mélanges de pesticides sur la santé humaine et les éco­systèmes. D'aileurs, les méthodes d'évaluation de la qualité de l'eau sont en cours d'évolution, du fait de l'harmonisation requise par la directive cadre sur l'eau, On retrouve 159 pesticides différents dans les eaux de surface (sur 382 recherchés) et 144 dans les eaux souterraines (sur 364). Les triazines sont toujours massivement présentes, avec leurs produits de dégradation. La plupart d'entre elles seront interdites en 2003, tes autres en 2004, D'autres herbicides, comme le glyphosate (matière active du Roundup) ou l'aminotriazole se retrouvent également souvent, bien que peu recherchés actuelement sur l'ensemble du territoire. Dans tes eaux littorales, on note toujours la présence des organochlorés. En terme d'évolution, et bien que les moyens consacrés à l'observation des pesticides dans les. eaux continentales métropolitaines croissent d'année en année, il est encore délicat de dresser des conclusions générales. Des tendances peuvent être dégagées pour certains pesticides largement recherchés, disposant de méthodes analytiques éprouvées (comme pour le lindane, montrant une tendance à la baisse) mais, généralement, une analyse très approfondie des données reste nécessaire. Des mesures de gestion du risque ont d'ores et déjà été prises par le ministère chargé de f Agriculture pour limiter la présence des substances actives dans les eaux. Des restrictions d'usage ou des limitations de dose d'utilisation ont été mises en œuvre pour plusieurs molécules (triazines par exemple). Par ailleurs, la réévaluation européenne en cours doit aboutir au retrait de l'homologation de près de 350 substances actives souvent pour des raisons environnementales.
Le programme de réduction des pollutions par les produits phytosanitaires ■ "plan phyto" -, lancé par les ministres chargés de l'Environnement et.de l'Agriculture en août 2000, se poursuit à l'échelle nationale et régionale. Les mesures soutenues par l'État sont centrées sur des actions préventives développées sur des bassins versants prioritaires, Celles-ci permettent d'y effectuer un diagnostic des causes de pollution, suivi d'un plan d'actions comprenant notamment de la formation, du conseil et des opérations limitant les transferts de pesticides dans les eaux. Un premier rapport dressant le bilan de l'activité de ces groupes a été réalisé en 2001 e.t actualisé en 2002. La mise en oeuvre du système d'information sur les pesticides dans les eaux -Sysiphe -, développé par l'Ifen, continue, notamment en lien avec les groupes régionaux "phyto",
Des progrès sur l'acquisition des données, particulièrement celles concernant les quantités de pesticides utilisés, en agriculture et dans les autres domaines, et le développement de méthodes d'analyse fine des informations permettront d'améliorer les bilans annuels et de caractériser au mieux les niveaux d'exposition.
Institut Français de l'Environnement
61, boulevard Alexandre Martin 45058 Orléans Cedex
Tel :02 38 79 78 78 - Fax : 02 38 79 78 70
Courriel ifen@ifen.fr - Web : http://www.Ifen.fr
Pétition pour des aliments non contaminés "Pas de radioactivité dans nos assiettes !"
L'âge de l'atome
A l'aube du XXème siècle, ni les
agriculteurs, ni les consommateurs
n'avaient à se soucier des pollutions
radioactives. En 1945, les
bombardements d'Hiroshima et
Nagasaki marquèrent le début
de la course à l'armement
nucléaire. Puis, l'atome civil prit
son essor avec, notamment, la
construction de centaines de
réacteurs électronucléaires.
Pour mettre au point leur armement,
5 Etats (USA, URSS, RU, France et
Chine) ont fait exploser plus de
500 bombes atomiques dans
l'atmosphère. Ces essais ont
provoqué une contamination généralisée qui n'a pas épargné
notre territoire. Tout comme les retombées de Tchernobyl ne se
sont pas arrêtées à nos frontières. S'ajoutent à ces pollutions, les
apports chroniques des installations nucléaires. Qu'elles
soient civiles ou militaires, elles disposent d'autorisations pour
rejeter leurs effluents radioactifs dans l'air, les fleuves et les mers.
Il faut également tenir compte de l'héritage du passé et notamment
des mines d'uranium.
Heureusement pour nos cultures, en dehors des milieux forestiers,
le sol retient assez fortement la plupart des polluants radioactifs
et les plantes restent relativement épargnées. Quoi qu'il en soit,
dès lors que de la radioactivité artificielle est présente dans les
cultures de telle ou telle région, la situation est analysée comme
une pollution car :
La norme, c'est l'absence de contamination des aliments.
Si, par exemple, du plutonium ou du cobalt 60 sont détectés dans des poireaux ou des tomates, il va falloir rechercher l'origine du problème, évaluer les risques et demander des comptes aux responsables. De plus, grâce aux démarches conduites par la CRIIRAD en 1998-2001, la réglementation française stipule que tout ajout de radioactivité dans les aliments est strictement interdit.
Certes, des limites de contamination dite " acceptable " ont été fixées aux niveaux nationaux et internationaux. Mais elles ne s'appliquent qu'en situation de crise et sur une durée limitée.
Face à l'urgence, on tolère la consommation d'aliments contaminés, à condition qu'ils ne dépassent pas les limites (au-delà, ils doivent être éliminés et les producteurs indemnisés). La consommation de ces aliments dits faiblement contaminés n'est pas sans risque aussi doit-elle doit durer le moins longtemps possible (cf. les études du Pr Bandajevsky sur les incorporations chroniques de césium 1 37).
Des projets irresponsables
La légalisation de. la contamination des aliments est programmée pour 2005 !
Deux projets internationaux, pris sous la pression du lobby nucléaire, vont complètement changer la donne : la norme ne sera plus l'absence de pollution mais une contamination décrétée acceptable par les autorités. 1/ Le premier projet émane de la Commission du Codex Alimentarius, une structure placée sous la double responsabilité de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l'organisation des Nations Unies pour l'Agriculture et l'Alimentation (FAO). À la demande de l'AiEA, l'agence internationale de promotion du nucléaire civil, elle est sur le point d'adopter une norme autori­sant l'importation et l'exportation des denrées alimentai­res contaminées. L'autorisation sera délivrée sans limitation de temps et sans qu'il soit nécessaire de la justifier par une situation de crise (accident, guerre). La seule condition requise est que le
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taux de polluants soit inférieur à des seuils compris entre 1 et 10 000 becquerels par kg (Bq/kg) : 1 Bq/kg pour les pro­duits les plus radiotoxiques comme le plutonium et jusqu'à 10 000 Bq/kg pour les produits supposés les moins radio-toxiques comme le tritium. 2/ Le second projet émane de la CIPR (Commission Internationale de Protectior Radiologique), une instance internationale de référence. Se: recommandations servent er effet de base à l'élaboration de: textes qui régissent notn protection contre les rayonnements ionisants. Son projet pou 2005 recommande l'instauration de "seuils d'exclusion". Et dessous de ces seuils, la contamination des déchets, matériaux sols, objets et aliments ne sera plus prise en compte : la radio activité n'aura plus d'existence légale et nous n'en seroiv plus protégés. Du lait à 90 becquerels d'iode 131 par litre pourr, être librement commercialisé et utilisé sans restriction pou l'alimentation des enfants, y compris des nourrissons ! Tant pi pour l'irradiation de leur thyroïde et pour leur développement ! Pour faire accepter leurs projets, la CIPR et la Commission d Codex affirment que les risques sont négligeables. Ces totalement FAUX. Les calculs montrent en effet que les niveau de risque induits par ces projets sont inacceptables, de 100 foi à plus de 10 000 fois supérieurs au niveau de risque di négligeable.
L'avenir est entre nos mains !
Si personne ne bouge, nous sommes condamnés, à court termi aux aliments radioactifs. Ni les producteurs ni les consommateui ne pourront plus s'y opposer puisque cette contamination sei devenue légale.
11  reste peu de temps mais rien n'est encore perdu. Au cours de
12  dernières années, grâce au soutien de la population, CRIIRAD a fait échouer plusieurs projets similaires. Tout déper de l'importance de la mobilisation !
La CRIIRAD se bat contre ces projets
AIDEZ-LA ! en signant la pétition (et en faisant signer)
en diffusant cette information. Pétition disponible sur le site de la CRIIRAD :
www.criirad.org ou la demander à :
CRRIRAD - 471 av Victor Hugo 26000 Valence Tel: 04 75 41 82 50