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Courrier envoyé par Jacques Beaufort à la Revue des Vins de France (RVF)
A l'article de la RVF n°448 (Faut-il continuer à produire bio)
Ce n'est pas pour défendre les sels de cuivre qui sont plus ou moins toxique, le cuivre ne migre pas, s'accumule dans le sol, tue ou éloigne les vers de terre, neutralise les aromes dans certains cépages. Quelques essais ont été faits pour réduire le cuivre en bio.
Depuis 1974, je soigne les vignes en aromathérapie et depuis 1980 en homéopathie, afin de supprimer l'emploi du cuivre ou au pire à le limiter. Certaines années comme en 2000, le temps et les souches résistances, les doses légales risquent d'être dépassées si bien que les viticulteurs bio seraient en infraction ou étouffés par la loi. Ainsi il faudrait recourir à des produits plus traitées que le cuivre aux quels je fais des allergies.
Aussi faut-il arrêter de se voiler la face et se donner bonne conscience avec le culture raisonnée qui se dit encore plus « respectueuse de l'environnement ». Mais où est le raisonnement? Où est le respect de l'environnement ? C'est à dire qu'avant on ne raisonnait pas ? Et on polluait avec les même produits, non ?
L'Homme s'acharne à singer le créateur avec sa chimie de synthèse, pour faire un monopole et un profit ; ces molécules artificielles sans vie sont et restent étrangère et perturbent la bonne organisation.
Reste à savoir les conséquences sur l'avenir de l'air, de l'eau, de la terre et de tout ce qui vit.
Avec tous ces produits, les désherbants chimiques, l'Homme fossilise et désertifie la terre et les catastrophes seront encore à venir.
Ces produits agissent comme le feu, ils brûlent l'humus qui est comme l'éponge pour le sol et filtre de l'eau pour la nappe phréatique. Ils tuent les micro-organismes, etc. ... Les sols ne sont plus travaillés l'eau ne pénètre plus, coule sur le sol, les nappes phréatiques ne sont plus ravitaillées. Le peu d'eau qui rentre dans le sol entraîne des molécules indésirables. L'eau est empoisonnée nous est vendu comme potable.
En attendant peu pratique la culture biologique, mais beaucoup s'en réfèrent pour commencer et duper les clients.
PS : par exemples, il n'y a que 1ha 60 de vigne en bio à Ambonnay qui ne sont pas désherbées chimiquement elles sont ce moment bien verte d'herbe et l'eau pénètre.
Article publié par la Revue du Vin de
France
n°477 Décembre 2003/Janvier 2004
courrier lecteur
« Avec la chimie de synthèse, l'homme veut singer le Créateur »
■ Je réagis à la lecture de
LA RVF n° 448 (Faut-il
continuer à produire bio
?). Il faut arrêter de se
donner bonne conscience en
nous rebattant les oreilles
avec la culture raisonnée.
Ceux qui se réfèrent à la
culture biologique ne
mettent pas toujours leurs
actes en conformité avec
leurs discours ! La réalité est
plus inquiétante :
l'homme s'acharne en effet
à singer le Créateur en
développant des traitements
de la vigne issus de la chimie de synthèse,
ce qui conduit à la mise en place d'un
monopole et à la multiplication des profits.
Ces molécules artificielles sans vie
introduites dans les sols restent étrangères
et perturbent la bonne organisation de tous
les organismes vivants. On ne sait rien en
effet des conséquences de ces produits à
long terme sur l'air, l'eau, la terre et tout ce
qui vit. Avec les désherbants chimiques,
l'homme fossilise, désertifie la terre, et
des catastrophes sont à venir. Ces produits
agissent comme le feu, ils brûlent
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l'humus qui est comme l'éponge pour le sol et un filtre efficace pour l'eau jusqu'à la nappe phréatique. Ils tuent les micro-organismes. Les sols ne sont plus travaillés, l'eau ne pénètre plus le sol, les nappes phréatiques ne sont plus alimentées. Le peu d'eau qui rentre dans le sol apporte des molécules indésirables. L'eau empoisonnée nous est vendue comme potable. En attendant, si peu de producteurs pratiquent la culture biologique, beaucoup s'y réfèrent pour duper les clients.
Beaufort, vigneron à Ambonnay