Le Doux Rosé Millésime Grand Cru 1988

Robe: Belle, miellée, cuivrée.
Nez: Expressif sur la fraise des bois, le coing et la griotte
à l'eau-de-vie.
Conseils et Accords: Dessert Tarte à la frangipane aux
pêches et à la mangue ; charlotte aux fruit rouge, coulis.
La revue du vin de France juillet - août 1999: ![]()
La très belle robe, mordorée dévoile un
éclat superbe. Le nez et la bouche présentent un fruit
magnifique de fraise, de cassis et de groseille à maquereau,
avec de discrètes notes de fleurs fanées. On remarque une
très belle persistance aromatique sur la fraise des bois. Un vin
assurément original. Là aussi, de quoi réconcilier
les plus récalcitrants avec les rosés doux.
Proposer des champagnes demi-secs et - pire - doux à des
amateurs de sec pur, brut et dur, était un peu risquer la tarte
à la crème en pleine poire. Mais avec des pêches et
ces mangues sur la frangipane, ce fut pour les dégustateurs une
révélation, tant ces vins savent équilibrer la
suavité par la fraîcheur, la caresse par la fermeté.
Nous avons quitté sur la pointe des pieds un Alain Senderens
rêvant, par un coup de balancier dont le secret, mais souvent
producteur de surprises, à une perdrix au pain d'épices
avec le doux rosé. Un vin, dit de dessert, servant un gibier
à plume : qui osera?
Analyse de Vins magazine (juin 2001): ![]()
Une bouche superbe, ample, fondue. Les arômes de pâte de fruits (coing) envahissent la bouche, servis par un bon équilibre. Une personnalité indéniable.
La Lettre de l'Amateur juin 2000 :
La robe affiche un rosé prononcé, aux reflets
ambrés. Le nez, magnifique, exhale les cerises à
l'eau-de-vie. En bouche, les saveurs de fruit rouges s'avèrent
succulentes, pour un vin qui reste frais malgré son dosage. Ce
champagne, dégorgé en mai 1998, constitue une proposition
intéressante pour le dessert.
Cuisine et terroirs (été 2004) :
Les champagnes doux ont presque disparu. Ce type de dosage
nécessite une grande puissance dans les vins de base et un
millésime ayant une belle acidité naturelle. Jacques
Beaufort est un des rares pratiquants, et ce vin, qui va sur ses 15
ans, est une merveille ! La robe est orangée, et le nez fascine
par la qualité et la gamme de ses arômes, naturellement
évolués : figue sèche, raisin de Corinthe, orange
amer, confiture de vieux garçon, et pain d'épice, pour
commencer. La bouche, toute aussi splendide, traverse une série
de saveur aussi riches, tout en restant d'une fraîcheur
étonnante. Son dosage l'équilibre idéalement pour
ce type de dessert, mais on peut aussi bien le boire seul, un
après-midi ou en fin de soirée juste pour le plaisir, qui
est immense.
Vin bio Magazine (n°15 automne 2005)
Mousse discrète avec
néanmoins de très fines bulles constantes et bonne tenue
de la collerette. Robe d'une belle teinte rosé abricot, 'peau de
pêche' bien mûrs. Reflets encore à peine
cuivrés.
Nez relativement vineux au généreux bouquet de fruits
d'été en morceaux encore en macération :
pêches, nectarines, abricots, papaye, Reine-Claude au sirop. Puis
des notes aromatiques encore plus denses associant le début de
confit, le balsamique et l'empyreumatique - toasté - sur fond de
cardamome et de paprika doux. Odeurs majeures.
Bouche à l'attaque encore bien vaillante, vivace, pour une
vitalité pétillante discrète. Structure
évidement plus proche d'un beau vin moelleux - liquoreux, sans
réelle lourdeur alcoolique (11% vol.). Saveurs de quartiers de
fruits blancs, jaunes, orangés, très mûrs.
A l'aveugle, il serait bien difficile d'aligner ce beau nectar en
Champagne, quoique sa belle vitalité le ramène bien
à un terroir septentrional.
Exquis fondant ! à servir frais : 10 - 11°C, mais pas
« frappé » et encore moins glacé ... sur de
succulents desserts acidulés et tartes « flambées
». Et, c'est tout de même vraiment bien meilleur qu'un
quelconque Champagne brut ... sur desserts.